Col de Pailhères 15 juillet 2017

Belle journée au col de Pailhères, un coin que je n’ai encore jamais visité. La matinée est très fraiche et assez ventée. Sur le col entre rochers et pelouses, il y a un grand nombre de pipits spioncelles. Ils sont très méfiants et ne se laissent pas approcher, s’envolent dès que l’on s’approche un peu trop près. Celui-ci ne s’est pas posé loin, mais il a été surpris autant que nous ! Il est resté là quelques secondes avant de repartir.

Il y a pas mal de bétail, troupeaux de brebis, vaches et chevaux.
Un autre paysage du coin qui est très sympa.
En avançant nous tombons sur un jeune traquet motteux. Il garde ses distances, mais ne fuit pas pour autant.

Nous avançons direction une tourbière où se trouvent des leucorrhines. Sur le chemin le paysage est très sympa aussi. Tapis de végétation basse et pins. Un avant goût de Scandinavie !

Dans ces zones nous croisons aussi des pipits, quelques grives, mais aussi beaucoup de venturons montagnards. Ceux-cis ne se laissent pas approcher.
D’un coup je vois une forme se mettre à courir devant moi. C’est un lièvre !

Nous continuons d’avancer alors que le vent se calme et qu’il fait de plus en plus chaud.

Nous commençons à apercevoir la tourbière !

Juste en arrivant à cet endroit, j’entends les sifflements caractéristiques du bouvreuil pivoine. Un couple est dans le coin, juste le temps d’apercevoir la femelle dans les branches puis les deux s’envolent au loin. Tant pis ! J’entends ensuite des cris de jeunes mésanges. Ce sont des mésanges noires ! Celles-ci sont plus familières. Elles ont la bougeotte par contre. Les adultes nourrissent les petites, et l’un d’entre eux est venu chercher des insectes à quelques mètres seulement !

Nous allons ensuite chercher les libellules sur la tourbière. Et là, une folie, ça vole de partout ! La première est celle que je voulais absolument voir, la leucorrhine douteuse. Je pensais qu’elle ne se posais pas souvent et que cela allait être difficile, mais pas du tout, elle se chauffe (où plutôt il) au soleil tranquillement et se laisse approcher, à condition d’y aller doucement.

Les fougères sont un superbe support !

Dans la végétation basse, bruyère et myrtillier (je pense), un leste attire mon attention. Il s’agit d’un leste dryade ou leste des bois. Mon premier également. C’est une femelle.

Il y a beaucoup d’agrions également. Ce sont des agrions hastés. Certains sont en tandem.

Dans la tourbière, des plantes donnent un aspect rougeâtre au sol. Ce sont des droséras, plantes carnivores. Les gouttelettes au bout des « poils » situés sur leurs feuilles sont collantes et retiennent prisonniers les petits insectes qui s’y posent. Les plantes sont toutes petites, aussi il faut faire attention où l’on met les pieds et éviter les zones trop rouges.

Il y a aussi ici des nymphes au corps de feu, que j’ai déjà rencontré à plus basse altitude.

Au-dessus du petit lac au bord de la tourbière volent un grand nombre de libellules. Libellules à 4 taches (malheureusement non photographiées), aeshnes des joncs et beaucoup de cordulies. Ces dernières patrouillent, s’arrêtent parfois assez près, d’un vol stationnaire pas très stable et assez tanguant, avant de repartir. Leurs yeux sont d’un vert métallique superbe. Parfois, on entend un bruissement d’ailes assez fort, deux libellules se rencontrent. Pas trop le temps de voir si ce sont deux mâles qui se battent où un tandem qui se forme. Toujours est-il qu’au bout d’un moment, ce bruit se refait entendre, et 4 à 5 libellules volent au-dessus d’une forme dans l’eau. Une cordulie est tombée à la surface du lac ! C’est la panique chez les odonates, je ne sais pourquoi autant d’entre elles volent au-dessus de celle qui est à l’eau comme cela. Nous allons la chercher afin de la sauver, et la posons sur une pierre au soleil afin qu’elle se sèche et se réchauffe, car l’eau est très froide. Elle ne mettra pas moins de 10 bonnes minutes avant de se renvoler, le temps de faire quelques images. C’est une cordulie métallique, femelle. On voit bien sa lame vulvaire saillante.



En repartant, j’aperçois un énorme tandem dans la végétation. des aeschnes des joncs ! Le temps d’une photo et ils se sont envolés.

Dernier regard sur cette tourbière magique avant de repartir. C’est vraiment très beau, en plus les linaigrettes sont en fleur ! Je ne les ai pas encore identifiés, mais le lac était aussi rempli de tritons. Des palmés je pense

Une dernière image avant de récupérer la voiture. Les oiseaux n’étaient pas trop présent ce jour là, mais les libellules ont bien comblé la journée. Une chose est sûre, je reviendrais !

8 réflexions sur “Col de Pailhères 15 juillet 2017

  1. Sympathique randonnée. De superbes photos pour des instants magiques.
    Si je peux me permettre, puisque vous êtes sur WP, cochez la case « ouvrir dans un autre onglet » sur vos liens de photo. Ceux qui ne sont pas habitués risquent de ne pas savoir revenir sur votre blog s’ils cliquent sur une photo.

    Aimé par 1 personne

    • Bonjour et merci ! En effet je me suis déjà posée la question si je le faisais ou non. Je pense que j’y ferais attention la prochaine fois. Mais je ne sais pas si je dois le faire pour chaque photo 1 à 1 ou s’il y a une option pour que cela s’applique à toutes les images. A voir pour les prochains articles.

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  2. Humm ca donbe envie de découvrir… Merci pour le partage, car j’ai justement pris la route depuis le Var hier pour rejoindre l’Ariège avec ub objectif de Rando-photos en vue d’alimenter bio-scene.org .
    Où est situé ce spot ?

    Aimé par 1 personne

    • Pour le col de Pailhères il faut rejoindre Ax les Thermes, et depuis le centre ville (qui n’est pas bien grand) prendre la direction indiquée (col de Pailhères également appelé port de Pailhères / Ascou) au rond point situé à côté du casino. Ensuite suivre la route jusqu’en haut, elle est un peu longue. Pour a tourbière, un peu avant d’arriver au sommet il y a des chemins de rando qui partent sur la droite (parkings pas loin). Il faut prendre le GR7B. Ensuite le sentier se sépare en deux, il faut prendre à gauche (ne pas monter sur de la crête de mounégou). Au bout d’un moment on tombe sur la tourbière qui est à notre droite. Voilou, bonne balade ^^

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