Scandinavie 2018 : Tanamunningen 10 août

Nous continuons notre descente de la côte ouest du Varanger. Arrivés en bas, on passe devant le chemin qui mène à la réserve de Tanamunningen. On avait pas spécialement prévu d’y aller, mais on décide quand même d’y faire un tour, comme on a un peu de temps. Le ciel est couvert mais il ne pleut pas. Et nous avons bien fait !

Nous prenons le chemin qui longe divers prés noyés et les berges du fjord, là où nait la rivière Tana. Au loin, sur l’eau, je vois des splash. En regardant aux jumelles, on distingue tant bien que mal des phoques (c’est très très loin). Ce sont des Phoques veaux-marins (Phoca vitulina), ils sont communs ici. Certains pêchent et font des sauts à la manière des dauphins, tandis que d’autres se reposent sur un banc de sable.

C’est extrêmement loin, mais il y en en gros une 60aine. Et ils ne sont pas seuls, derrière eux se trouvent une multitude d’oiseaux.

Voici le paysage de l’autre côté du chemin.
Nous avançons jusqu’au bout du chemin qui n’est autre qu’une fine bande de terre s’avançant dans le fjord. Au bout, des cabanes de pêcheurs et quelques petits bateaux. Sur le côté, en berge, se trouvent 3 Huitriers pie (Haematopus ostralegus). Ils ne sont pas très farouches, pour une fois ! Il faut dire qu’à cet endroit on peut faire des photos depuis la voiture. Il y a 2 adultes et un jeune.

On fait demi-tour, on a repéré quelques limicoles et des phalaropes en berge. En chemin, quelques paysages, les rayons du soleil passent au travers de faibles trouées dans les nuages.
Nous arrivons au niveau d’un groupe de Phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus). Ils sont une bonne 15aine à se nourrir en berge. On laisse la voiture sur le chemin et on descend doucement juste en contrebas, la zone d’eau est toute proche. On sait que les phalaropes ne sont pas des oiseaux très farouches. Il n’est pas interdit de sortir du chemin, si bien sur aucune dégradation du site n’est faite. Mais de toute façon nous n’avons pas à aller bien loin. On s’allonge juste en limite d’eau pour être à niveau et photographier les phalaropes. Ils sont en pleine séance de chasse au diptère. Les mouches se posent à la surface de l’eau, les phalaropes arrivent dessus discrètement, en tendant le cou au ras de l’eau, avant de bondir sur leur proie ! Un vrai safari ! Et puis ils ne se préoccupent même pas de nous. Certains s’approchent si près que je ne peut plus faire la mise au point ! Et ma mise au point minimum, au 300mm, tourne autour des 2m. Sur ce coup j’ai gardé énormément de photos, mais bon, on ne tombe pas sur un groupe de phalaropes tous les jours.

Il y a en berge quelques Bécasseaux variables (Calidris alpina), mais ils sont plus distants.
Un rayon de soleil finit par sortir !

Les Phalaropes ne sont pas éclairés longtemps. C’est une autre ambiance, mais finalement j’aime autant quand c’est couvert.

Comme nous sommes en contrebas du chemin, ce dernier nous fait de l’ombre ! Par contre, la montagne d’en face est bien éclairée, et donne à l’eau une belle couleur dorée.

La lumière commence vraiment à chuter. Voici la zone, photo prise depuis la route (qui est plutôt une piste). En face la fameuse montagne rougissante au soleil, les petites taches que l’on voit sur l’eau juste en berge sont quelques phalaropes.
L’autre côté de la piste, face au soleil.
Nous sommes finalement restés ici plus longtemps que prévu ! Mais ça en valait la peine.

*Animaux observés*
Bécasseau de Temminck (Calidris temminckii) : +/- 5 dans les prés noyés.
Bécasseau variable (Calidris alpina) : +/- 10 dans les prés noyés.
Combattant varié (Philomachus pugnax) : 3 dans la zone humide.
Goéland cendré (Larus canus) : 1 passe en vol.
Grue cendrée (Grus grus) : 15 passent en vol et se posent en berge au loin.
Huitrier pie (Haematopus ostralegus) : +/-  en berge.
Labbe parasite (Stercorarius parasiticus) : 1 en vol.
Phalarope à bec fin (Phalaropus lobatus) : +/- 20 sur les points d’eau.
Phoque veau-marin (Phoca vitulina) : +/- 60 sur un banc de sable.
Pipit indéterminé (Anthus sp) : 5/6 en vol.
Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) : 1 passage en vol.

Nous quittons la péninsule de Varanger pour la suite du voyage, mais comme il est tard, on décide de faire un détour vers Nesseby pour retenter le Hibou des marais (Asio flammeus). Sur la route entre Varangerbotn et Nesseby, nous en croiserons 6 ! On ne peut pas toujours s’arrêter, mais nous avons pu quand même stopper deux fois. Toujours dans des conditions difficiles, à presque 23h il fait assez sombre pour la photo.

Ces oiseaux ne sont décidément pas vraiment farouche du moment que l’on reste dans le véhicule.

Nous croisons aussi deux Buses pattues, mais sans possibilité de faire des photos.

11 réflexions sur “Scandinavie 2018 : Tanamunningen 10 août

    • Merci c’est gentil ! Là ce sont surtout des jeunes, mais en effet en plumage nuptial ils sont bien plus coloré. En France, ce n’est pas très fréquent d’en voir, nous voyons plus souvent des Phalaropes à bec large.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s