Phylloneta sisyphia/Phylloneta impressa

Phylloneta sisyphia-Phylloneta impressaIdentification : Phylloneta sisyphia et Phylloneta impressa sont deux espèces difficiles à différencier sur photo.
Le céphalothorax est brun-jaunâtre à brun-rougeâtre avec une large bande médiane noire et une marge noire.
L’abdomen est jaunâtre à rougeâtre, barré longitudinalement de deux bandes sombres entrecoupées par des lignes blanches transversales. Ce motif donne souvent l’impression d’une bande abdominale centrale plus claire.
Les pattes sont fines et claires, portant des anneaux relativement larges en bas de chaque segment.

Taille : De 3 à 5,5mm pour la femelle, de 2,5 à 4mm pour le mâle.

Habitat : P. impressa apprécie les endroits secs et ras, tels que des pelouses calcicoles.
P. sisyphia fréquente également ces milieux, mais on la trouve aussi dans des milieux à végétation plus élevée comme les lisières forestières, les friches arbustives.

Répartition géographique : Relativement communes et répandues partout en Europe.

Période d’observation : De mai à décembre pour les femelles, de mai à aout pour les mâles.
Phylloneta sisyphia est généralement mature plus précocement que sa cousine (dès la fin mai, plutôt juillet pour P. impressa).

Toile : Elles construisent une toile en forme de dôme, avec au sommet une loge en forme de nid d’oiseau à l’envers, dont la structure est recouverte de débris végétaux et de restes de proies.
Elle est située généralement dans l’herbe, près du sol ou légèrement au-dessus du couvert végétal pour P. impressa, souvent au-dessus du couvert végétal, parfois sur des buissons ou des arbustes bas, souvent des jeunes pins, des genévriers ou des ajoncs pour P. sisyphia.

Cocon : Il est de couleur bleu-vert, construit plutôt vers fin juillet pour P. impressa, à partir de juin pour P. sisyphia.

Jeunes : Ils éclosent en août au nombre d’environ 100 pour P. impressa, en juillet au nombre d’environ 50 pour P. sisyphia.
Ils sont nourrit par la femelle qui régurgite des aliments prédigérés. Lorsqu’ils grandissent, ils se nourrissent de proies tuées par leur mère. A la mort de celle-ci, ils la dévoreront avant de se disperser.

Espèces semblables : Elle peut-être parfois confondue avec le genre Theridion (auquel elle appartenait auparavant), plus particulièrement avec certaines Theridion varians, mais ces dernières présentent généralement des anneaux aux pattes plus nombreux et plus fins.

Sources :
http://www.insecte.org/
http://toutunmondedansmonjardin.perso.neuf.fr/FR/accueil.htm
http://www.dipode-vie.net/Arachnides/Index.html
https://inpn.mnhn.fr/accueil/index
Guide des araignées de France et d’Europe, Les guides du naturaliste.
Guide photo des araignées et arachnides d’Europe, Guide Delachaux.

2015