Collemboles

Généralités et morphologie

Les Collemboles (Collembola) sont de petits invertébrés, souvent sauteurs, anciennement classés parmi les insectes. Connus comme étant les plus anciens des hexapodes fossilisés, ils étaient déjà présents au Dévonien, il y a environ 400 Ma. Ils sont dépourvus d’ailes et ne passant pas par une phase larvaire). On tend à les rapprocher aujourd’hui des crustacés : beaucoup d’espèces ressemblent à de petites crevettes et certains crustacés, comme les talitres, sont également sauteurs.

Ils ne possèdent pas d’yeux composés mais peuvent avoir jusqu’à 8 ocelles.
Leurs antennes sont segmentées (entre 4 et 6 articles).
Leurs pièces buccales sont cachées dans la capsule céphalique.
Ils possèdent trois segments thoraciques et 6 segments abdominaux au maximum, parfois soudés entre eux.
L’abdomen (segmenté ou non) toujours caractérisé par deux organes propres aux collemboles:
-un appendice abdominal sauteur, la furcula, ou furca (fourche), repliée sous l’abdomen et tendue comme un ressort, maintenue par un organe ventral à deux branches appelé tenaculum (rétinacle), qui peut brutalement libérer le ressort en propulsant l’animal vers l’avant (réflexe de fuite)
-un organe ventral dit collophore ou tube ventral, en forme de petit tube situé sous le premier segment abdominal. Chez certaines espèces ce tube peut se dévaginer et atteindre une longueur considérable. Il permet la régulation du milieu intérieur, notamment sa pression osmotique (l’animal boit par son tube ventral), et autorise les échanges gazeux grâce à sa paroi extrêmement fine, participant ainsi à la respiration cuticulaire. Le tube ventral, qui sert également à coller au support sur lequel est posé l’animal (d’où le nom collemboles), est en relation avec une gouttière ventrale qui le relie au labium, où débouchent des néphridies, permettant ainsi à l’animal de filtrer et de récupérer en partie son urine.
Ils possèdent de nombreuses soies et sensilles sur tout le corps.

Ils sont de très petite taille, entre 0,25 et 9mm. La plupart mesurent entre 2 et 3mm.

La plupart sont lucifuges et vivent dans les premiers centimètres du sol, à l’abri de la lumière directe (quelques espèces descendent jusqu’à 30 cm de profondeur, notamment dans les sols labourés), mais de nombreuses espèces vivent au-dessus du sol, y compris dans la canopée des arbres tropicaux. On en trouve beaucoup sous les rochers, les feuilles mortes, les troncs d’arbres

On les rencontre depuis les forêts tropicales humides jusqu’aux limites des glaces polaires et des glaciers en altitude. Certaines espèces vivent dans des fourmilières.

En zone tempérée ils sont actifs en hiver (hors périodes de gel), au printemps et à l’automne, mais les contrastes saisonniers affectent surtout les espèces vivant au-dessus du sol.

Ils jouent un rôle essentiel dans la dissémination et le contrôle de la microflore du sol, et participent ainsi indirectement à la transformation de la matière organique et au cycle des nutriments. Là où la matière en décomposition (feuilles mortes surtout) est abondante, en forêt par exemple, on en trouve en Europe de 50 000 à 400 000 individus par mètre carré.

La plupart des espèces connues sont saprophages. Elles se nourrissent principalement de végétaux en décomposition et de microorganismes présents dans la litière (champignons, bactéries, algues). Leur consommation de champignons (hyphes et spores) est considérable.
Certaines espèces phytophages se nourrissent du feuillage des plantes ou de racines.
Il existe aussi des collemboles carnivores qui se nourrissent de nématodes, de protozoaires et de rotifères.

Classification et liste des espèces

Les Collemboles sont classées en 4 sous-ordres :

I/Les Entomobryomorpha

II/Les Neelipleona

III/Les Poduromorpha

IV/Les Symphypleona ont un corps sphérique dont on ne voit pas la segmentation.

1/Les Dicyrtomidae ont des yeux apparents, le 4ème segment antennaire est beaucoup plus petit que le 3ème, l’abdomen possède de longs poils à l’arrière.

Dicyrtomina ornata-Domaine des oiseaux 30.01.2016

Dicyrtomina ornata

Sources :