LÉPIDOPTÈRES (papillons)

Les lépidoptères se reconnaissent à la présence d’écailles sur les ailes. Leurs pièces buccales sont de type suceur.

La tête possède des yeux composés, deux antennes qui sont des organes olfactifs et d’équilibre, une trompe spiralée leur permettant d’aspirer leurs aliments liquides et au-dessus les palpes labiaux ayant des fonctions olfactives et gustatives.

Le thorax porte les 2 paires d’ailes et les 3 paires de pattes. Il est constitué de 3 segments.
Le prothorax est réduit à un petit anneau en arrière de la tête.
Le mésothorax est toujours le plus grand des segments thoraciques et porte un scutellum arrondi et bien développé. À la base de chaque aile on trouve un sclérite triangulaire bombé, la tégula.
Le métathorax est beaucoup plus petit que le mésothorax et s’imbrique particulièrement dans ce dernier.

Les pattes se composent de la hanche ou coxa, du trochanter, du fémur, du tibia et des tarses (au nombre de 5), terminés par une paire de griffe. La paire de pattes antérieure peut être atrophiées chez certains papillons diurnes.

Les ailes sont recouvertes de minuscules écailles qui s’imbriquent les unes aux autres comme les tuiles d’un toit. La majorité de ces écailles est pigmentée, cependant certaines couleurs métalliques sont essentiellement optiques. Ce phénomène, appelé diffraction de la lumière, est également visible sur les pellicules d’huile flottant sur l’eau. Ces reflets dépendent de l’angle de vision.
Les nervures transversales sont toujours rares, néanmoins le caractère le plus frappant des lépidoptères supérieurs est l’existence d’une grande cellule discoïdale.

L’abdomen est mou et flexible. Il porte de chaque côté une rangée de stigmates pour permettre la respiration.

Les papillons passent par 4 stades distincts au cours de leur développement. L’œuf, la chenille, la chrysalide et l’adulte.

Les œufs sont pondus en groupes ou isolément sur ou à proximité de la plante hôte de la chenille.

Quand elle nait, la chenille dévore la majeure partie du chorion de son œuf. Elle mue pour grandir. Elle est très vulnérable pendant cette période. Au terme de sa croissance, elle cherche un lieu propice à sa nymphose.

La tête sclérifiée de la chenille, appelée capsule céphalique porte des soies sensorielles et divers appendices. Le labre (lèvre supérieure) est un simple volet muni de quelques soies.
Les pièces buccales se composent d’une paire de mandibules, d’une paire de maxilles et d’un labium (lèvre inférieure).
Les mandibules possèdent généralement des dents servant à broyer les aliments, mais elles sont parfois modifiées en structures tronquées et aplaties.
Le labium porte les 2 palpes (éléments sensoriels) et une filière dont l’orifice apical correspond à l’ouverture des glandes séricigènes. Le liquide émis par celles-ci se solidifie au contact de l’air et et il y a ainsi production d’un fil de soie, très résistant. De part et d’autres du labium se trouent les palpes maxillaires qui apprécient le gout des aliments tout en les dirigeant vers la bouche.
Les antennes, plutôt courtes, se situent au voisinage des mandibules.
La capsule céphalique comprend essentiellement une zone frontale antérieure et 2 grandes pièces latérales appelées épicrânes. La partie ventrale de chaque épicrâne montre, le plus souvent 6 yeux rudmientaires et isolés : les stemmates.

Les 3 segments thoraciques portent chacun une paire de pattes articulées et munies d’une griffe apicale. Ces pattes servent plus à la préhension d’aliments qu’à la locomotion. Le prothorax se distingue souvent des deux segments suivants (méso et métathorax) par la présence d’une pièce dorsale plus ou moins sclérifiée, la plaque pronotale.

Les segments abdominaux 3 à 6 portent chacun une paire de fausses pattes. Une autre paire, les fausses pattes anales, est présente sous le 10ème segment. Dans certains cas, comme chez les chenilles arpenteuses, le nombre de fausses pattes est réduit. Une zone dorsale rigidifiée peut s’observer sur le 10ème segment abdominal, l’écusson anal.

Le thorax et l’abdomen s’ornent parfois d’excroissances allongées, non articulées et appelées scoli (singulier : scolus).

Le premier segment thoracique et les 8 premiers adominaux présentent latéralement des orifices respiratoires : les stigmates.

Les chenilles de papillons nocturnes construisent généralement un cocon, abri dans lequel elles se transforment en chrysalides. Cela peut être de simples feuilles réunies entre elles grâce à de la soie, ou de bourses soyeuses élaborées.
Les chenilles de rhopalocères ne tissent en général pas de cocons. Elles font des chrysalides découvertes, suspendues ou fixées à un support par un fil de soie.
Quelques heures avant l’émergence, la chrysalide devient plus foncée et elle laisse souvent apparaître, par transparence, la coloration des ailes. Puis l’enveloppe se fend, le papillon gonfle son corps pour élargir la fente et sortir. Puis il s’immobilise afin de déployer ses ailes par injection de liquide sanguin dans les nervures.

Les lépidoptères peuvent être divisés en 3 sous-ordres (cette division ne repose sur aucune base scientifique solide, et sert principalement à classer de manière plus simple les lépidoptères) :

Hétérocères-icone

Monotrysia-icone

Rhopalocères-icone

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principalhttp://www.bio-enligne.com/
Guide des chenilles d’Europe (guides du naturaliste)

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