Petit paon de nuit (Saturnia pavonia)

Identification : Le Petit paon de nuit (Saturnia pavonia) possède un grand ocelle sur chaque aile. L’apex des ailes antérieures possède une zone rougeâtre.
Le mâle a les antennes bipectinées. Ses ailes antérieures sont brun-rouge et ses postérieures sont orangées.
Les femelles sont plus grandes, brun grisâtre sur les 4 ailes et leurs antennes sont faiblement bipectinées.

Habitat : Landes collinéennes, coteaux ensoleillés, orées forestières, jusqu’à 2000m.

Répartition géographique : Il est répandu partout en France.

Comportement : Attirés par les phéromones, les mâles volent rapidement le jour à la recherche des femelles qui restent dissimulées dans la végétation et no volent que la nuit.

Période de vol : Il y a 1 génération de février à juin.

Plantes hôtes : Bruyères (Erica et Calluna), Ronces (Rubus fruticosa), Airelle-myrtille (Vaccinium myrtillus), Prunellier (Prunus spinosa), Aubépine (Crataegus monogyna), Saules (Salix), Bouleaux (Betula), Salicaire (Lythrum salicaria), Reine des prés (Filipendula ulmaria)…

Chenille : Elle peut atteindre 60mm de longueur. Le corps est vert foncé ou vert jaunâtre. Elle possède des « verrues » jaunes ou rosées, entourées de noir et ornées de courtes soies noires. Les stigmates sont orange vif, cerclés de noir. La tête est verte, relativement petite. Les zones noires qui entourent les verrues sétigères sont très variables quand à leur extension : elles peuvent se rejoindre pour former des bandes transversales. Les jeunes chenilles sont essentiellement noirâtres.
La ponte forme un manchon entourant une tige ou une petite branche. Les chenilles s’observent de mai à août. Leur coloration les dissimule de façon efficace, notamment lorsqu’elles sont sur les bruyères. La nymphose s’effectue au début de l’automne, dans un grand cocon piriforme tissé dans le feuillage de la plante hôte. L’émergence de l’imago a lieu au printemps suivant.

Espèces semblables :
Le Grand paon de nuit (Saturnia pyri) est plus grand avec une coloration plus foncée. Il ne possède pas autant de zones rouges sur les ailes.

Sources :
Papillons et chenilles, Thomas Ruckstuhl
Guide des papillons nocturnes de France, Les guides du naturaliste.
Guide des chenilles d’Europe, Les guides du naturaliste.

2017

2016