Piéride du chou (Pieris brassicae)

Piéride du chouIdentification : La Piéride du chou (Pieris brassicae) a la face supérieure des ailes antérieures à large bordure apicale noire en forme de faux s’étendant loin sur la marge externe (elle dépasse la première tache noire sur les ailes des femelles). Le dessous de l’aile antérieure est blanc à apex jaunâtre et possède deux taches noires chez les deux sexes (la tache du bas est souvent cachée par l’aile postérieure). Le dessous de l’aile postérieure est jaunâtre plus ou moins suffusé d’écailles foncées.
La femelle possède 2 taches et une bande postérieure noire sur le dessus des ailes.
Le mâle n’a pas de taches sur le dessus des ailes.

Habitat : Elle est erratique en de nombreux habitats jusqu’à 2500m mais principalement présente dans les terres agricoles, les parcs, les jardins et les bords de route.

Répartition géographique : Elle est répandue et généralement commune dans presque toute l’Europe, dont les Acores. Les populations du nord de l’Europe sont confortées par l’arrivée de migrateurs qui atteignent parfois l’Islande. Il y a une migration partielle vers le sud en automne.

Période de vol : De nombreuses générations se chevauchent de mars à octobre, habituellement plus abondantes en fin d’été.

Plante hôte : Crucifères, réséda jaune, capucines.

Hivernation : Chrysalide.

Chenille : Elle peut atteindre 40mm de longueur. Le corps est vert clair ou grisâtre. Elle possède de nombreuses taches noires, mieux développées dans la région dorsale que sur les parties latéro-ventrales. Elle a une ligne médio-dorsale jaunâtre et une paire de bandes latérales de la même couleur. La tête est mêlée de noir et de vert grisâtre.
Les œufs sont pondus en groupes et éclosent au bout d’environ 1 semaine. Les chenilles vivent regroupées et ont une odeur désagréable. Le développement larvaire dure approximativement 1 mois. Les chrysalides ceinturées par un fil de soie sont fixés aux supports les plus divers. Le stade nymphal dure une 15aine de jours, saufs pour les chrysalides de dernière génération qui hivernent.

Espèces semblables :
On la reconnait des autres piérides grâce à la tache noire apicale en forme de faux et descendant largement à la marge externe, et grâce à sa grande taille.
Chez la Piéride de la rave (Pieris rapae), cette tache est grisâtre et s’étend plus sur la côte que sur le bord externe.
Chez la Piéride de l’ibéride (Pieris mannii), elle est un peu plus étendue que chez la piéride de la rave, mais pas autant que chez celle du chou, la nervure de l’apex de l’aile n’est pas bifide, la tache noire discale du dessus des ailes est concave ou linéaire au bord externe.
La Piéride de l’aethionème (Pieris ergane) a la tache apicale quadrangulaire et grise.
Les Piérides de l’arabette (Pieris bryoniae) et du navet (Pieris napi) ont les nervures des ailes soulignées de vert grisâtre.

Sources :
Guide photo des papillons d’Europe (guides du naturaliste)
Guide des chenilles d’Europe (guides du naturaliste)
Papillons d’Europe et d’Afrique du nord, Tom Tolman, Richard Lewington

2012-2013

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