Sanglier d’Europe (Sus scrofa)

Identification : Le Sanglier d’Europe (Sus scrofa) possède un corps trapu et une tête volumineuse. Sa tête est prolongée d’un groin très allongé et de deux grandes oreilles mobiles. Ses canines sont super développées. Les supérieures s’appellent les grès et les inférieures les défenses. Elles poussent tout au long de sa vie. Sa queue, moyennement longue, se termine par un pinceau de soies. Elle est pendante lorsque l’animal est calme et bien dressée s’il est inquiet ou en colère. Son pelage peut-être roux, noir ou gris. Les marcassins (jeunes) ont un pelage formé de bandes rousses et crème horizontales.

Poids : 150 à 160kg pour les mâles, environ 100kg pour les femelles.

Habitat : Il vit essentiellement dans les bois et les forêts. Il fréquente aussi volontiers les roselières épaisses, et les garrigues bien denses dans le sud-est de la France et la Corse.

Répartition géographique : il est présent sur tout le territoire Français, avec différentes densités.

Comportement :
La harde est la cellule de base dans la structure sociale chez les sangliers. Elle est constituée de plusieurs laies. Ces laies sont au nombre de trois à quatre. La laie la plus âgée, la plus prudente et la plus expérimentée, impose sa loi, mène la harde et dirige les déplacements du groupe, jeunes mâles compris. Son rôle social, très important, lui vaut la dénomination de « laie meneuse ».
Si d’ aventure elle est abattue, toute l’ organisation sociale est déstabilisée. La compagnie sera désorganisée jusqu’ au moment où une autre laie affirmera sa domination sur les autres.
L’ instinct des jeunes sangliers des deux sexes de plus d’ un an, les pousse à tout faire ensemble : ils mangent, se déplacent, et se reposent ensemble, allant jusqu’à se serrer les uns contre les autres pendant leur sommeil. Ce besoin diminue avec l’âge et, d’ année en année, l’ indépendance des mâles s’ affirme de plus en plus.
C’ est ainsi que les mâles adultes, vivant le plus clair de leur temps en solitaires ne fréquentent la harde qu’ au moment du rut. A ce moment-là, les mâles de 12 à 18 mois sont évincés sans ménagement par le solitaire qui veut s’ assurer la saillie des femelles du groupe.
Les sangliers labourent littéralement de grandes portions de champs, de pairies ou d’ alpages à la recherche de nourriture et particulièrement de vers de terre dont ils raffolent. Les portions ainsi labourées s’ appellent « boutis ».
A partir de 4 ou 5 ans, le mâle fuit la présence de ses congénères. La longévité des sangliers peut atteindre 25 ans.

Reproduction :
C’ est la laie meneuse, en étant en chaleur la première, qui, au sein de la compagnie, déclenche les chaleurs chez les autres femelles du groupe. Quelques temps avant, elle a pris soin de laisser sur les arbres alentour des traces de bave et de sécrétions des glandes lacrymales, qui préviennent les mâles.
Dès que l’ un d’eux a rejoint le groupe, il chasse tous les autres mâles y compris les plus jeunes. Lorsque deux grands mâles convoitent en même temps un groupe de femelles, ils s’ affrontent en de violents combats. L’ issue rarement fatale, peut laisser malgré tout de cruelles blessures.
La gestation dure généralement, 3 mois, 3 semaines et 3 jours (115 jours). La mise-bas survient de mars à avril.
La portée comprend généralement de 3 à 8 marcassins. La naissance a lieu dans un nid appelé chaudron. Les petits le quittent définitivement au cours de leur deuxième semaine. Le poids des marcassins à la naissance varie de 600 à 1000 g. et leur allaitement dure 12 semaines environ, mais les premiers aliments solides sont mangés dès la deuxième semaine. La livrée rayée se mue au cours du 3ème mois. L’émancipation a lieu à 6 mois. Les jeunes femelles restent dans le groupe avec leur mère.
La maturité sexuelle survient entre 9 et 18 voire 24 mois, selon le sexe. La croissance est complètement terminée vers 4-6 ans.

Régime : Le sanglier est omnivore. Son régime est très varié mais surtout végétarien. Il se nourrit de racines, de bulbes, de glands, de faines, de fruits (cerises, poires, alises, etc.), de récoltes (surtout maïs et pommes de terre, blé, betteraves, vignes), de champignons ; d’ insectes adultes et larves, de vers de terre, d’ escargots, d’ œufs, de reptiles, d’animaux malades et jeunes tels lapereaux et oisillons, de cadavres, de lézards, de campagnols, de mulots, de musaraignes.

Sources :
http://trebla-mountain.pagesperso-orange.fr/

2017