Labbe parasite (Stercorarius parasiticus)

Labbe parasite-Ekkerøy, 04.08.2016Labbe parasite-Ekkerøy 05.08.2016Identification : Le Labbe parasite (Stercorarius parasiticus) a des ailes longues et assez étroites, pointues, avec une tache basale pâle à la main, et un prolongement caudal pointu chez les adultes. En vol, il apparaît de la taille d’une mouette tridactyle. Le bec est un peu plus mince que celui du labbe pomarin. Le plumage est en général comme celui du labbe pomarin mais le capuchon sombre des adultes est moins noir, n’entourant pas nettement les commissures et laissant toujours une petite tache pâle au-dessus de la base du bec. S’il y a une bande pectorale, elle n’est indiquée que très vaguement. Il existe une forme claire et une forma sombre.
La forme claire a la calotte et le dessus du corps sombre, le cou et le manteau sont blancs.
La forme sombre est entièrement foncée et la calotte est encore plus sombre.
Les jeunes ont un plumage variable, de chamois grisâtre barré de sombre sur les parties inférieures du corps à brun noir avec un collier roux ou brun cannelle sur la nuque et le dos frangé de brun roux également.

Taille : 37 à 44cm de longueur, 108 à 118cm d’envergure.

Poids : 380 à 600g.

Longévité : 18 ans.

Habitat : Toundra, landes côtières et îles dénudées. A l’automne, le long des côtes de la mer du Nord et de la Manche.

Répartition géographique : Il hiverne en mer surtout au sud de l’Équateur. Les passages migratoires ont lieu en août-septembre et en avril-mai.
Labbe parasiteComportement : Quand il est au large, le labbe passe le plus clair de son temps dans les airs. A terre, il agresse tout grand oiseau ou mammifère qui pénètre sur son territoire, pouvant même infliger des dommages aux hommes imprudents qui s’aventurent à proximité de son nid. A l’image de certains autres oiseaux, il est aussi capable de changer de stratégie et de feindre la blessure. Il se traîne alors avec une aile qui semble brisée afin d’attirer l’intrus et l’éloigner ainsi de ses œufs ou de ses petits.
Avant la nidification, sa parade nuptiale comprend de spectaculaires évolutions aériennes acrobatiques et, au sol, des déploiements d’ailes et de révérences. Au cours du rituel, le mâle offre de la nourriture à la femelle qui la réclame à la manière d’un poussin.
Lors de la migration, peut parcourir de longues distances au dessus des mers, suivant régulièrement la route des sternes afin de se procurer un supplément de nourriture.

Vol : Rapide et souple. Par vent fort, coups d’ailes rapides et brusques décrochements.

Nidification : Il niche généralement en colonies lâches où chaque couple défend âprement son territoire. Il surveille les alentours depuis une motte herbeuse ou tout autre promontoire élevé, et chasse les labbes rivaux en les martelant à grands coups de pattes.
Le couple bâtit un nid sommaire à découvert en aménageant, à l’aide de pressions rotatives de la poitrine, une cuvette ensuite garnie d’herbes et de lichens. La ponte est constituée d’1 à 3 œufs verts ou bruns tachés de brun foncé. Les deux adultes couvent les œufs durant un mois puis réchauffent et nourrissent la nichée à tour de rôle. Les jeunes sont couverts d’un duvet soyeux brun foncé. Ils quittent le nid après quelques jours mais restent à proximité. Il leur faut 25 jours au moins pour savoir voler et ils ne deviennent indépendants qu’après encore quatre ou cinq semaines.

Régime : Il poursuit les autres oiseaux marins afin de leur faire recracher leur butin. Il capture aussi à la surface des poissons, des crustacés et des seiches. Il profite parfois des déchets laissés par les bateaux et mange aussi des cadavres rejetés au rivage par les marées. Il peut aussi se nourrir de petits oiseaux, mammifères, d’insectes et de baies.

Sources :
http://www.oiseaux-europe.com/
http://www.oiseaux.net/
Le guide ornitho

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