Martin-pêcheur d’Europe (Alcedo atthis)

 

martin-pecheur-deuropeIdentification : Le Martin-pêcheur d’Europe (Alcedo atthis) est petit et trapu. Sa queue et ses pattes sont courtes. Il possède une grosse tête avec un bec proportionnellement long. La calotte et les ailes sont bleu à verdâtre en fonction de la lumière, le dos et la queue sont bleu clair. Le dessous, les joues et la partie au dessus du lore sont orangé chaud. La gorge et les taches sur les côtés du cou sont blanc.
Les sexes sont semblables mais le mâle a le bec tout noir et la femelle a la mandibule inférieure orangée ou rougeâtre. Les pattes sont rouge orangé.
Les jeunes ressemblent aux adultes, mais leur plumage est un peu plus terne et plus vert, et leurs pattes sont grisâtres. Leur bec est plus court. Les tout jeunes ont également la pointe du bec blanc, ce qui disparaît rapidement. Il semblerait que le bec des jeunes soit d’abord noir, pour prendre la couleur définitive à maturité. Le critère du bec pour différencier le sexe n’est donc pas applicable aux jeunes avec certitude, sauf peut-être pour les jeunes ayant beaucoup d’orange à la mandibule inférieure (femelle).
Méfiance avec les variations individuelles, certains mâles peuvent posséder un poil d’orange à la base de la mandibule inférieure (mais pas autant que chez la femelle adulte).
La mue complète de l’adulte intervient de juin à octobre, voire novembre, mais certaines primaires et secondaires peuvent être muées le printemps suivant. Chez le juvénile, la mue partielle se déroule d’août à décembre.

Taille : 17 à 19,5 cm de long, de 24 à 26 cm d’envergure.

Poids: 35 à 45 g.

Longévité : 15 ans.

Habitat : Il se rencontre au bord des eaux calmes, propres et peu profondes, bordées d’arbres. On le rencontre aussi en bord de mer. Il évite les zones urbaines très denses et la montagne où il dépasse rarement les 600 m d’altitude.

Répartition géographique : Il a une large distribution paléarctique, indo-malaise, et australienne.

Martin-pecheur DEuropeMigration : En Europe du Nord et de l’Ouest, le Martin-pêcheur est un migrateur partiel qui effectue des déplacements plus ou moins importants. La France accueille en hiver des oiseaux provenant d’Angleterre, de Belgique, des Pays-Bas ou d’Europe centrale qui viennent grossir les rangs de la population hexagonale, en majorité sédentaire. Certains individus ne se déplacent que lorsque leur territoire de pêche est pris par le gel en hiver. Ainsi on voit plus souvent de martins en ville ou sur les côtes à cette période.

Comportement : Pour se nourrir, il se perche sur une branche, immobile, et guette les petits poissons qu’il attrape après un plongeon vertical. Il les assomme ensuite avant de les avaler, tête la première pour que les nageoires n’opposent aucune résistance. Lorsque le poisson est destiné à être donné en offrande ou en nourrissage aux jeunes, il est tenu dans l’autre sens. Il rejette plusieurs fois par jour une pelote de réjection grisâtre contenant des arêtes de poisson et des carapaces d’insectes.
Malgré ses couleurs caractéristiques, il est difficile à repérer quand il est posé et immobile dans l’ombre, sur une branche au bord d’un cours d’eau. On le remarque généralement quand il vole a ras de l’eau, droit et rapidement, en criant. Lorsqu’il est perché, on l’observe souvent faisant de petits mouvement semblables à un hoquet.

martin-pecheurVol : Battements d’ailes soutenu, vol très rapide (jusqu’à 80km/h) et droit, souvent a ras de l’eau. Il lui arrive de faire du vol sur place.

Voix : On entend surtout le martin-pêcheur lorsqu’il vole. Il pousse un sifflement aigu, bref et perçant,parfois bisyllabique pouvant être répété par séries en cas d’excitation. Le chant, peu entendu et discret, correspond à une simple série de cris émis sur un rythme haché et irrégulier.

Parade nuptiale : Les couples se forment à partir de la fin janvier et courant février. Début mars, c’est la parade nuptiale. Elle est constituée de bruyantes poursuites aériennes, puis les oiseaux se posent côté à côte, verticalement, bec légèrement pointé vers le haut. Puis,le mâle apporte de la nourriture à la femelle, s’aplatit devant elle, les ailes pendantes puis étire le cou pour lui proposer un petit poisson tourné la tête la première. L’accouplement a ensuite lieu. La manœuvre est répétée à plusieurs reprises pendant près d’une semaine. Lors de cette période, le couple surveille et défend son territoire contre les intrus. Dès que la couvaison a commencé, les oiseaux se font plus discrets. Les couples se dispersent fin juillet-début août, mais chacun continue de défendre une partie du territoire commun, de façon moins agressive que lors de la nidification. Les partenaires peuvent être fidèles tant qu’il n’y a pas mort d’un des deux.

Nid : C’est un terrier creusé habituellement dans la berge d’un cours d’eau. Il est en moyenne profond de 60 cm, jusqu’à 130 cm. Les deux adultes s’affairent au creusement qui dure environ 1 semaine. Lorsqu’un vieux nid est réutilisé, le mâle le signale à la femelle en y faisant plusieurs entrées et sorties.

Oeufs : Ils sont blancs et au nombre de 4 à 9 (en moyenne 7) par nichée. Les deux adultes les couvent à tour de rôle pendant 19 à 21 jours.

Jeunes : Ils naissent nus et sont couvés en permanence pendant une semaine, par les deux parents qui se relaient. Passé cette semaine, ils peuvent tous deux se consacrer au nourrissage. Les petits sont nourris chacun leur tour. Ils forment dans le terrier une sorte de roue. Un seul d’entre eux se présente à l’entrée lorsqu’un adulte arrive, puis lorsqu’il a eu son poisson, la roue tourne pour que le suivant soit nourri. Ainsi chaque jeune mange à sa faim. Cette discipline dure 2 à 3 semaines. Ensuite les jeunes sont tous à l’entrée du terrier les uns contre les autres à l’arrivée d’un adulte. Au bout de 23 à 27 jours, ils quittent le nid et gagnent un perchoir où ils sont nourris pendant 2 à 4 jours. C’est souvent le mâle qui s’en charge, car la femelle s’occupe déjà de la nichée suivante. Ils sont ensuite rapidement aptes à se nourrir seuls. Ils finissent par se disperser ou sont chassés par les parents. Ils resteront nomades jusqu’au printemps suivant, où ils devront trouver un territoire à eux.

Nombre de nichées : 2 à 3 par an, étalées sur 5 mois à partir de la mi-mars.

Maturité sexuelle : 1 an.

Régime : Il est composé pour l’essentiel de petits poissons, mais il consomme également des insectes et leurs larves (les notonectes représentent 40% des insectes capturés) ainsi que des crustacés et des batraciens. Les proies sont avalée en entier et la tête la première.

Protection/Menaces : Il est très sensible aux hivers rigoureux, mais reconstitue rapidement ses effectifs. Les principales causes de régression des populations sont la pollution des rivières et le réaménagement des cours d’eau.

Espèces semblables : Aucune.

Sources :
http://www.oiseaux-europe.com/
http://www.oiseaux.net/
http://www.oiseau-libre.net/
https://inpn.mnhn.fr/
http://www.larousse.fr/
http://www.montaiguplaceforte.fr/
http://www.riviere-arve.org/
Le guide ornitho
Atlas des oiseaux nicheurs de Midi-Pyrénées

2016

2015

2014

2012-2013

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